Le joueur d’échecs… ou l’âme des conquérants

Vous aimez jouer aux échecs ? En grand champion ou en simple amateur ? Peu importe, tous les amoureux des jeux de société sont les bienvenus au Farfadet du Nord. Ouverture dès le vendredi 20 janvier 2017.

Une partie d’échecs, c’est comme une bonne bouteille de vin, dégustée un soir d’hiver devant un feu de cheminée à côté d’un chat ronronnant de plaisir. Cela se déguste lentement, à petites gorgées. Cela se savoure à chaque instant, à chaque mouvement, à chaque respiration.

Le jeu d’échecs, c’est aussi une ouverture sur un monde riche et fascinant. Débuter une partie, c’est entrer dans un univers de légendes millénaires. Pour un peu, les cavaliers de l’échiquier soulèveraient de la poussière et les fous s’emberlificoteraient dans des fils de toiles d’araignée, tandis que les tours délabrées repousseraient inlassablement un énième assaut ennemi sous le regard inquiet d’un roi d’antan, moyenâgeux et vacillant.

Jouer une partie d’échecs, c’est aussi et avant tout affronter un adversaire, le jauger, le décrypter, l’analyser attentivement. Présumer de ses audaces, espérer ses erreurs, précipiter ses folies. Tour à tour, on esquissera des plans insensés, on lui tendra hardiment de naïfs pièges, on le nourrira de fébriles espoirs, on l’attendra au coin de l’échiquier pour toujours mieux le surprendre et espérer finalement fièrement le terrasser.

Mais souvent, nos attentes sont vaines et nos plans rapidement s’effondrent, les pièges se retournent contre nous et tout alors est à refaire encore et toujours. Nos regrets tardifs hantent nos esprits confus, le moindre de nos pions revient nous pourchasser dans nos rêves en noir et blanc, notre dame défaite déambule de long en large et en diagonale dans notre monde de frustrations.

Et, le teint mat, on finit alors par s’endormir le soir de la défaite en rêvant déjà à de nouvelles batailles. 

Gigi le hérisson

 

Nathalie Roy

Farfadet du Nord, 322 Rue du Palais, Saint-Jérôme, QC, J7Z 1Y1